Avec 3,9 millions de passoires thermiques encore en circulation et des échéances réglementaires qui se resserrent, la pression sur les propriétaires n’a jamais été aussi forte. Les aides publiques existent, le budget de MaPrimeRénov’ atteint 3,6 milliards d’euros en 2026, mais un obstacle persiste : la trésorerie. Car ces primes sont versées après la fin du chantier, pas avant.
Une obligation qui ne concerne plus seulement les bailleurs conscients
Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au DPE ne peuvent plus être mis en location. En 2028, c’est l’ensemble des passoires thermiques (classes F et G) qui seront concernées par cette interdiction. Pour les propriétaires bailleurs, la rénovation énergétique est donc passée du statut de bonne idée à celui d’impératif légal. L’argument patrimonial renforce cette dynamique : selon l’ADEME, un logement qui gagne deux classes énergétiques peut voir sa valeur progresser de 6 à 14 %, soit entre 15 000 et 35 000 euros de plus pour une maison passant de la classe F à D.
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Sur le terrain, les chiffres commencent à refléter ce changement de comportement. Entre le 1er janvier 2023 et le 1er janvier 2025, le nombre de passoires parmi les résidences principales a baissé de 836 000 logements, dont 327 000 sur la seule dernière année. La dynamique est réelle, même si le chemin restant est long.
Le vrai frein : avancer des milliers d’euros avant d’être remboursé
MaPrimeRénov’ couvre une part significative des travaux, parfois jusqu’à 80 %, mais elle n’est débloquée qu’une fois le chantier terminé. Pour un ménage qui doit financer une rénovation de 20 000 ou 30 000 euros, cette avance peut rendre le projet tout simplement inaccessible à court terme.
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Homji propose ce qu’il appelle un « Préfinancement Aide Rénovation » : une avance sans frais des aides d’État MaPrimeRénov’, sous forme de crédit à taux zéro sur 12 ou 24 mois selon la nature des travaux. Ce préfinancement est opéré en partenariat avec le Crédit Mutuel et le CIC, qui avancent les aides directement, permettant de démarrer le chantier sans attendre le versement officiel. L’offre est valable jusqu’au 31 décembre 2026 et s’adresse aux bénéficiaires de MaPrimeRénov’ remplissant les conditions requises. Par ailleurs, le prêt avance rénovation permet de couvrir le reste à charge, avec un remboursement différé à la revente du bien, ce qui allège encore la pression financière immédiate.
Un marché en accélération, des décisions à ne pas reporter
Le secteur de la rénovation énergétique représentait déjà près de 23 % d’un marché global de 95 milliards d’euros en 2022, et les projections tablent sur une progression annuelle de 6,1 % entre 2025 et 2030. Les places disponibles dans les dispositifs d’aides ne sont pas illimitées : MaPrimeRénov’ cible 120 000 rénovations d’ampleur et 150 000 rénovations par geste pour 2026. Attendre, c’est risquer de se retrouver hors délai réglementaire ou face à des conditions moins favorables.
Le principal obstacle à la rénovation n’est plus l’absence d’aides, mais la capacité à les mobiliser au bon moment. Des solutions existent pour franchir ce cap sans immobiliser de capitaux propres, à condition de s’y prendre avant la fin de l’année.

